Pôle nord renaît pour les Groues

Article de la république du centre publié le 28/05/2018 ICI

Pôle nord est sorti de son « sommeil », comme ici en février, lorsque les projets prévus sur les Groues ont été rendus publics. © archive

 

L’association Pôle nord avait été créée en 2008 pour s’opposer au projet d’écoquartier aux Groues. Dix ans plus tard, elle s’oppose désormais à l’absence de projet global sur ce site…

Un drôle d’anniversaire, qu’ils n’auraient finalement jamais aimé se souhaiter.

L’association Pôle nord, fondée en 2008 pour protester contre le projet d’écoquartier sur le terrain des Groues, entre Blossières et Saint-Jean-de-la-Ruelle, fête ses dix ans. Car si l’écoquartier, porté par les Villes d’Orléans et Saint-Jean-de-la-Ruelle n’a jamais vu le jour, d’autres projets pointent à l’horizon.

Et ils ne sont toujours pas du goût de Pôle nord, qui propose son Central park orléanais, 100 % nature, sur 25 hectares ( le terrain des Groues s’étend sur 39 hectares, NDLR).

« On proteste contre le fourre-tout qu’est en train de devenir les Groues, avec un quartier de préparation à la sortie des détenus (QPS), des transformateurs électriques, etc, relève Irène Chomiki, présidente de l’association. Le président de la Métropole nous a reçus pour qu’on expose à nouveau notre projet. Mais lui, hormis le préverdissement annoncé à l’automne, propose, à moyen-long terme, un millier de logements et deux espaces verts, reliés par une coulée verte. Soit un espace de 4 hectares et demi seulement ! Contrairement à ce que dit Olivier Carré, nous ne sommes pas sur la même longueur d’ondes… » Plongé jusqu’en 2018 dans un sommeil aussi profond que celui qui enveloppait le projet d’écoquartier, Pôle nord veut donc reprendre la main. « On a toujours essayé de ne jamais être contre, mais « pour ». Donc là, on va se remettre autour de la table et réfléchir pour faire des propositions. Car si la Ville et la Métropole n’ont pas d’ambition pour ce site, nous, on en a. Le quartier se paupérise, il faut faire quelque chose. »

Une réunion ce vendredi

L’association, qui par le passé avait lancé une pétition (recueillant 1.600 signatures), créé un site Internet (toujours actif et à jour), songe aussi à d’autres moyens d’actions.

« Pourquoi ne pas organiser une fête sur le terrain ? Il faut en tout cas parler aux habitants, c’est quand une opinion est partagée qu’elle pèse. C’est comme cela que l’on a obtenu, tardivement, le terrain Bénoni-Gaultier. »

L’association organise une réunion d’information sur l’avenir des Groues et du quartier des Blossières, ce vendredi, au collège Jean-Pelletier, à 20 heures.

Florent Buisson