Il y aura bien des détenus aux Groues, à Orléans

Aticle de la république du centre du 23/03/0218 ICI

Pour l’instant, seule la chaufferie biomasse (au fond) a pris ses quartiers aux Groues. Le quartier des détenus doit s’implanter non loin d’elle. © Pascal PROUST

Olivier Carré est allé visiter, ce vendredi 23 mars, la friche des Groues. Le maire et président d’Orléans Métropole en a profité pour faire deux annonces.
Aujourd’hui, c’est une friche de 25 hectares colonisée par les buissons et parsemée de dépôts d’ordures. Demain, le site des Groues, niché entre les Blossières, à Orléans, et les Chaises, à Saint-Jean-de-la-Ruelle, est voué à accueillir un éco-quartier.
Ce vendredi 23 mars, Olivier Carré s’est rendu sur place, accompagné d’élus et de membres des services de la Métropole, pour faire le point sur les grandes orientations d’aménagement. Le maire et président de la Métropole en a profité pour faire deux annonces.

Le quartier de préparation à la sortie des détenus est « quasi-acquis »

La chose semble entendue, il y aura bien des détenus aux Groues. « C’est quasi-acquis », assure Olivier Carré. Le quartier de préparation à la sortie des détenus (QPS) envisagé par le ministère de la Justice doit s’implanter au sud de la friche, en bordure de la voie ferrée, non loin de la chaufferie biomasse et du futur transformateur électrique d’Enedis.
« Il fallait un terrain proche d’un pôle de services administratifs et avec une accessibilité au centre-ville », justifie Olivier Carré. Surtout, l’État avait imaginé un temps installer son QPS dans les locaux de l’ancienne prison, là où Olivier Carré souhaite construire une piscine.
La structure des Groues serait dimensionnée pour 80-90 personnes (personnel administratif compris), selon la Métropole. Elle est destinée à accueillir des détenus en fin de peine, ou des prisonniers condamnés à de courtes peines, que l’on prépare à se réinsérer dans la société. « Le QPS s’insère dans une logique urbaine. Ce n’est pas un établissement sécuritaire comme peut l’être la prison de Saran », précise le maire.
« L’idée est aussi d’avoir, dans cette partie le long de la voie ferrée moins propice aux logements, des bureaux et du tertiaire. On veut une vraie mixité », complète Muriel Cheradame, adjointe à l’urbanisme.
Des plantations d’arbres débuteront « dès cet automne »
La deuxième annonce concerne les espaces verts. Des plantations d’arbres seront réalisées « dès cet automne » de manière à « préverdir » le site. Les Groues doivent en effet accueillir deux parcs publics reliés par une espèce de corridor vert. Olivier Carré veut y voir différentes « essences locales » dans « une logique d’arboretum ».

Les riverains, très demandeurs, pourront ainsi profiter de cet espace de verdure, bien avant l’arrivée des premiers logements et équipements publics. Car l’aménagement de ce quartier séchelonnera sur « 10-15 ans ».
Les premiers logements devraient toutefois voir le jour sur la parcelle situéeentre le dojo et la plaine de jeux Bénoni-Gaultier. Pour le reste, environ mille logements sont prévus aux Groues à terme, « dont 20 à 25 % d’habitat social » et, « pourquoi pas de l’habitat participatif », ajoute Muriel Cheradame.
Le tout sera desservi par une voie de circulation struturante qui, à terme, reliera le carrefour Libération, à Orléans, à la tangentielle. « On est en train de travailler avec Saint-Jean-de-la-Ruelle pour voir dans quelle mesure on peut faire aboutir cette voie », conclut Olivier Carré qui veut se garder de tout « effet autoroutier ».

Marion Bonnet